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Jacques Vabre : une transat corsée

Publiée le 22.10.2009

Jacques Vabre : une transat corsée

Aux côtés d’Armel Le Cléac’h, son ami d’enfance, Nicolas Troussel se prépare activement pour la transat Jacques Vabre. Sur un Brit Air parfaitement affûté, le duo complice de la Baie de Morlaix ne cache pas son ambition.

Comment se passent les retrouvailles avec le 60 pieds ?
Très bien. J’ai recommencé à embarquer sur Brit Air, en mai, à mon retour de la Transat BPE. Cela faisait plus d’un an que je n’avais pas navigué à bord. J’ai participé aux essais de voile puis j’ai enchaîné les convoyages, la participation à la Transmanche en double, le Trophée SNSM… L’objectif était d’accumuler les milles, histoire de reprendre mes marques.
Depuis début septembre, Armel et moi sommes à Port-La-Forêt et nous participons aux stages en double que le centre organise tous les 15 jours.

Le bateau et le duo sont au point ?
Brit Air a beaucoup progressé depuis sa mise à l’eau. Quant à Armel et moi, nous aussi, nous montons en puissance. Le bateau a le potentiel pour jouer les premiers rôles. Et notre objectif est clairement de monter sur le podium.

Qu’est-ce qui peut faire la différence sur cette transat ?
Ce qui va être primordial, c’est de tirer les bons bords. Lors de la dernière édition, nous nous sommes faits piéger au passage d’Ouessant où on avait pris 20 milles dans la vue. Trois jours plus tard, la note était devenue particulièrement salée : 350 milles de retard sur les leaders. Quand vous n’êtes plus dans le même système météo que vos concurrents, les choses sont compliquées… En cravachant, on avait réussi à revenir, à hauteur du Pot au Noir, à 50 milles  de la tête de course. Et à l’arrivée, on avait quand même fini 7e en laissant quelques sacrés clients dans notre sillage.

Comment se font les choix stratégiques à bord de Brit Air ?
Cette année, contrairement à 2007, nous n’aurons pas de routage. Pour déterminer nos options, avec Armel, on a l’habitude de plancher chacun de notre côté puis d’échanger nos points de vue. On est très souvent sur la même longueur d’onde car on a le même type d’approche de la course. En cas de désaccord, au final, c’est Armel qui tranche. Mais le but c’est bien que l’on soit tous les deux convaincus de la pertinence de la route choisie. Une course en double, ça se gagne à deux !

Que vous reste-t-il à faire avant le départ ?
Depuis cette semaine, le bateau est en configuration course. A partir de maintenant, on peaufine les détails. On essaye de penser à toutes les petites choses qui vont nous faciliter la vie comme marquer les bouts pour, de nuit, retrouver rapidement ses réglages… C’est un travail de fignolage qui a son importance.

Plus d’informations sur voile.britair.fr

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