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293,8 milles en 24 heures !
Publiée le 26.04.2010
Quand Nicolas Troussel et Thomas Rouxel passent la vitesse supérieure, ils ne font pas semblant. Avec 293,8 milles parcourus ces dernières 24 heures, Crédit Mutuel de Bretagne décroche le trophée de la performance du jour AG2R LA MONDIALE. Une performance qui est, à priori, la meilleure jamais réalisée en Figaro.
Changement
de rythme à bord de Crédit Mutuel de Bretagne ! Et quel changement :
après le temps calme des derniers jours, le vent s'est levé et la
flotte de cette Transat AG2R LA MONDIALE a considérablement accéléré la
cadence. Crédit Mutuel de Bretagne, lui, a quasiment décollé, dévorant
293,8 milles en 24 heures !
Alors, c'est comment, une nuit en Figaro à plus de douze nœuds de moyenne ? Thomas : "C'était
un peu sportif, un peu humide, mais bien sympathique ! Il faut être
concentré en permanence. La barre est dure et il faut régler
régulièrement », explique Thomas. Nicolas et lui ne lâchent rien.
Largue serré sous spi dans 25 à 35 nœuds de vent : les conditions sont
idéales pour rattraper les leaders, mais n'ont rien d'une sinécure. "Pour
le repos, c'est difficile car le bateau bouge et tape pas mal. On est
mouillé et on dort peu. Pas facile de manger non plus. Ce n'est pas de
la survie, mais on reste en ciré et bottes pour sauter sur le pont s'il
le faut !"
Ce vent plus soutenu et ces très belles vitesses, c'est justement ce
que Nicolas et Thomas étaient partis chercher vers la côte portugaise
la semaine dernière. L'équipage n'a pas hésité à se décaler à l'Est de
la flotte, quitte à rallonger sa route pour toucher le flux de
Nord-Nord Est avant tout le monde. Pari quasiment gagné, donc ! "Hier,
quand on a vu les classements, on était content de voir qu'on était
deux à trois nœuds plus rapides que les adversaires," s'enthousiasme Thomas. "Nous
sommes maintenant 9e avec 57 milles de retard sur le premier. C'est
mieux qu'il y a quelques jours même si on espérait encore mieux en
partant sur cette option Est. Mais c'est le jeu !"
Pas de panique ! Avec plus de 2600 milles avant l'arrivée à Saint
Barth, ce jeu n'est pas prêt de s'arrêter. Nicolas et Thomas devraient
passer cette nuit la marque de La Palma au sud de l'île du même nom. "Il
va sûrement se passer des choses au niveau du vent, car une île comme
ça au milieu de l'océan, ça détourne forcément un peu les flux". Mais pas de casse-tête à l'horizon, les alizés sont bien établis. "La flotte se resserrera sans doute à ce moment-là. On risque de revoir nos adversaires, ça va être sympa,"
conclue Thomas. Car une chose est sûre : si ces deux-là continuent de
foncer à grande vitesse, ils devraient en rattraper plus d'un !


