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Dans la course depuis plusieurs semaines
Publiée le 20.07.2010
La première étape de la Solitaire du Figaro entre Le Havre et Gijon (Espagne) aura été étudiée de très près par Thomas Rouxel, notamment en Manche. Le skipper de Crédit Mutuel de Bretagne a analysé le parcours sous toutes les coutures…
En course, en croisière et en convoyage
Thomas Rouxel est un jeune homme méticuleux. Pour sa cinquième participation à la course phare de la saison il a choisi de privilégier le repérage sur le terrain. Début juillet, il participait à l’étape du Tour de France Voile entre Dieppe et Saint Cast, deux semaines plus tard, profitant de quelques jours de congés, Thomas a choisi de faire une petite croisière en Manche, du côté de Guernesey et, pour finir, il a convoyé son Crédit Mutuel de Bretagne de Port la Forêt au Havre. « Même si ce n’est jamais les mêmes conditions, c’est toujours bien de savoir où on va… ». Donc, il sait. Au moins pour ce qui concerne cette première partie du parcours, réputée la plus piégeuse.
Rapport d’expertise
Cette recherche d’excellence, Thomas l’exerce tous azimuts. Préparation physique, formation météo, alimentation rigoureuse… et, bien sûr un bateau fin prêt.
Cette première étape il l’a désormais bien en tête : «J’espère qu’il y aura du vent ! Parce que si on est obligé de mouiller toutes les six heures, ça ne va pas être de la tarte ». En effet, entre Le Havre et la Pointe du Raz, les zones à fort courant sont nombreuses, même par petits coefficients de marée et sans vent, ça devient vite une galère sans nom. « Si ça ne part pas vite, on va rapidement voir des écarts se creuser pour peu que certains d’entre nous restent bloqués par la renverse à Barfleur (pointe nord est du Cotentin). On part avec un courant favorable et si le vent est de la partie, nous passerons tous en même temps. La première séparation de la flotte pourrait bien avoir lieu, du coup, au Raz de Sein où, là encore, il y aura du courant ».
Les concurrents de la Solitaire du Figaro devraient ‘démancher’ après 36 heures de course. Ce qui signifie que cette première partie ne leur permettra pas de dormir ou très peu. «Après, c’est le Golfe de Gascogne. Un autre rythme, une autre manière de naviguer et probablement la possibilité de se reposer un peu. C’est une route plus au large, sur laquelle les options ne se dessinent pas à court terme. De toutes façons il faudra trouver le temps de récupérer pour garder les idées claires jusqu’à l’arrivée sur Gijon ».
Le skipper de Crédit Mutuel de Bretagne formule un souhait supplémentaire à son incantation au vent. «J’espère qu’il n’y aura pas trop d’algues. Mais j’ai bien l’impression que si d’après ce que j’ai pu observer. Nous risquons de passer du temps les bras dans l’eau pour les enlever. Ça va être une étape pour paranoïaque» dit-il en riant, «même s’il n’y a pas d’algues, je vais imaginer qu’il y en a… »
Thomas Rouxel est un jeune homme méticuleux. Pour sa cinquième participation à la course phare de la saison il a choisi de privilégier le repérage sur le terrain. Début juillet, il participait à l’étape du Tour de France Voile entre Dieppe et Saint Cast, deux semaines plus tard, profitant de quelques jours de congés, Thomas a choisi de faire une petite croisière en Manche, du côté de Guernesey et, pour finir, il a convoyé son Crédit Mutuel de Bretagne de Port la Forêt au Havre. « Même si ce n’est jamais les mêmes conditions, c’est toujours bien de savoir où on va… ». Donc, il sait. Au moins pour ce qui concerne cette première partie du parcours, réputée la plus piégeuse.
Rapport d’expertise
Cette recherche d’excellence, Thomas l’exerce tous azimuts. Préparation physique, formation météo, alimentation rigoureuse… et, bien sûr un bateau fin prêt.
Cette première étape il l’a désormais bien en tête : «J’espère qu’il y aura du vent ! Parce que si on est obligé de mouiller toutes les six heures, ça ne va pas être de la tarte ». En effet, entre Le Havre et la Pointe du Raz, les zones à fort courant sont nombreuses, même par petits coefficients de marée et sans vent, ça devient vite une galère sans nom. « Si ça ne part pas vite, on va rapidement voir des écarts se creuser pour peu que certains d’entre nous restent bloqués par la renverse à Barfleur (pointe nord est du Cotentin). On part avec un courant favorable et si le vent est de la partie, nous passerons tous en même temps. La première séparation de la flotte pourrait bien avoir lieu, du coup, au Raz de Sein où, là encore, il y aura du courant ».
Les concurrents de la Solitaire du Figaro devraient ‘démancher’ après 36 heures de course. Ce qui signifie que cette première partie ne leur permettra pas de dormir ou très peu. «Après, c’est le Golfe de Gascogne. Un autre rythme, une autre manière de naviguer et probablement la possibilité de se reposer un peu. C’est une route plus au large, sur laquelle les options ne se dessinent pas à court terme. De toutes façons il faudra trouver le temps de récupérer pour garder les idées claires jusqu’à l’arrivée sur Gijon ».
Le skipper de Crédit Mutuel de Bretagne formule un souhait supplémentaire à son incantation au vent. «J’espère qu’il n’y aura pas trop d’algues. Mais j’ai bien l’impression que si d’après ce que j’ai pu observer. Nous risquons de passer du temps les bras dans l’eau pour les enlever. Ça va être une étape pour paranoïaque» dit-il en riant, «même s’il n’y a pas d’algues, je vais imaginer qu’il y en a… »


