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Tellement proche
Publiée le 31.07.2010

Thomas Rouxel vient de réaliser sa deuxième meilleure performance sur une étape de La Solitaire. Il était arrivé troisième à Dieppe l’an passé et a franchi la ligne à Gijon en cinquième position à la barre de Crédit Mutuel de Bretagne après les 515 milles de course depuis Le Havre.
Des petits coups à jouer
Thomas Rouxel a bien tiré son épingle du jeu sur cette première étape de la Solitaire du Figaro. Après une petite frayeur dès la première nuit de course, quand son pilote automatique l’a lâché, le skipper de CMB est rapidement revenu aux affaires. Il savait, comme tous, que la première partie du parcours risquait d’être déterminante pour la suite et que le moindre faux pas se paierait cash. «Il y a eu plein de petits coups à jouer. Il fallait donc être vigilant, mais en même temps ne pas se mettre dans le rouge pour le passage des zones à risque. J’ai choisi d’engranger un peu de sommeil avant la sortie de la Manche pour négocier au mieux le Raz de Sein ». Un choix judicieux, puisqu’en passant à l’intérieur du chenal du Four pour aller chercher le Raz de Sein, Crédit Mutuel de Bretagne a pu attaquer la traversée du Golfe de Gascogne en deuxième position, à 0,5 mille d’Armel Le Cléac’h, le vainqueur d’étape. Cela dit, quand Thomas évoque le sommeil ‘engrangé’ avant la pointe Bretagne, il s’agit d’une unique toute petite sieste avant le matin du troisième jour de course…
La traversée du Golfe de GascogneAprès ce joli positionnement, restait le gros morceau de l’étape : 300 milles pour traverser le Golfe de Gascogne. «On avait de quoi voir venir, la dorsale était au beau milieu du Golfe ». C’est sous spi, au largue, à 9 nœuds que Crédit Mutuel de Bretagne a gagné la zone délicate de la dorsale. Pendant 24 heures, ça glissait et Thomas est de nouveau allé emmagasiner du sommeil, « au moins une heure… ». A l’approche de la dorsale, naturellement, le vent a commencé à mollir. «L’idéal, c’était de trouver le bon angle et d’empanner le plus tard possible. Le risque étant de tomber dans la molle ; j’ai décidé d’empanner un poil trop tôt. Mais ce sont des choses que l’on comprend après coup ». Le ‘poil’ trop tôt ne fera pas de gros dégâts, au final, Thomas franchira la ligne d’arrivée 49 minutes et 50 secondes après Armel Le Cléac’h et sera classé cinquième de l’étape (avant jury).
Sur ce premier round, il remporte, de surcroît, le prix CLS de la meilleure progression entre le passage de la Bouée Radio France et le classement de l’étape, avec 27 places de gagnées. «Je me sens bien, je suis plutôt content de ne pas faire partie de ceux qui ont déjà perdu la Solitaire parce que ça peut arriver à tout le monde… Et j’espère faire mieux à Brest ».


