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Dernier acte
Publiée le 16.08.2010

À 14 heures aujourd'hui, la Solitaire ouvrira une dernière fois le
rideau pour les 44 artistes de cette saison. Le quatrième et dernier
acte se joue entre kinsale et Cherbourg. Avant de rejoindre la ligne de
départ, Thomas Rouxel, troisième au classement général, est très
concentré. Le skipper de Crédit Mutuel de Bretagne le dit lui-même : «Sur cette dernière étape, j'ai plus de places à perdre qu'à gagner».
Le dernier piège
Depuis le départ du Havre, les concurrents de la Solitaire lorgnent sur cette dernière étape et plus particulièrement sur l'ultime obstacle de celle-ci : Le Raz Blanchard. Situé entre la pointe du Cotentin et l'île d'Aurigny, ce cap a fort mauvaise réputation et celle-ci est justifiée. Ce passage étant plus redoutable encore que le raz de Sein ou le Fromveur, surtout en période de forts coefficients de marées, les courants pouvant atteindre jusqu'à 10 nœuds. On peut dès lors comprendre l'inquiétude des Figaristes, selon les conditions et le moment où ils doubleront le cap, ils peuvent se retrouver piégés et encalminés à quelques milles de la ligne d'arrivée. Les craintes se sont malgré tout estompées, outre le fait que les coefficients seront faibles et donc, la force du courant, le vent sera, lui, de la partie : «On va étaler, on pourra passer» savoure, en partie soulagé, le skipper de CMB.
Il y a des clients
Thomas Rouxel est donc troisième au classement général. Sa cible principale et avouée : le deuxième, François Gabart à moins de 20 minutes. «C'est sûr, j'aimerais bien lui les reprendre ces 20 minutes là. Sur cette étape, je voudrais aussi faire le podium que je n'ai pas fait, ici, à Kinsale. Cela dit, on est un paquet à avoir cet objectif. Et quand j'ai fini de regarder devant moi, derrière, il y a un paquet de clients qui veulent aussi ma peau. Jérémie Beyou, Jeanne Grégoire, Gildas Morvan, Erwan Tabarly... Ça fait du beau monde et ce ne sont pas précisément des perdreaux de l'année. Ils vont attaquer de partout, je ne pourrai pas contrôler tout le monde, donc, je vais faire ma course. Bien naviguer, éviter les erreurs si possible et essayer de ménager mes forces pour la dernière ligne droite. Ce serait dommage de me mettre dans le rouge et de ne pas être lucide jusqu'à la fin. Même si le Raz Blanchard n'est plus aussi problématique que nous le redoutions, il va falloir rester prudent et vigilant ».
Au sprint jusqu'à Cherbourg
Les 435 milles jusqu'à l'arrivée finale devraient être vite avalés. Les premiers sont attendus jeudi matin, très tôt. Ce sera du près jusqu'au Fastnet situé à 45 milles de Kinsale, après le passage du ‘caillou', le vent adonnera, ils enverront alors le spi dans du vent assez fort, pour l'affaler probablement à l'arrivée. Les 80% de l'étape seront un véritable toboggan jusqu'à Cherbourg sur lequel il faudra barrer, régler sans cesse, tout en évitant la casse.
Un final haut en couleurs en quelque sorte, digne de La Solitaire toujours grande amatrice de scénarios exceptionnels.
Depuis le départ du Havre, les concurrents de la Solitaire lorgnent sur cette dernière étape et plus particulièrement sur l'ultime obstacle de celle-ci : Le Raz Blanchard. Situé entre la pointe du Cotentin et l'île d'Aurigny, ce cap a fort mauvaise réputation et celle-ci est justifiée. Ce passage étant plus redoutable encore que le raz de Sein ou le Fromveur, surtout en période de forts coefficients de marées, les courants pouvant atteindre jusqu'à 10 nœuds. On peut dès lors comprendre l'inquiétude des Figaristes, selon les conditions et le moment où ils doubleront le cap, ils peuvent se retrouver piégés et encalminés à quelques milles de la ligne d'arrivée. Les craintes se sont malgré tout estompées, outre le fait que les coefficients seront faibles et donc, la force du courant, le vent sera, lui, de la partie : «On va étaler, on pourra passer» savoure, en partie soulagé, le skipper de CMB.
Il y a des clients
Thomas Rouxel est donc troisième au classement général. Sa cible principale et avouée : le deuxième, François Gabart à moins de 20 minutes. «C'est sûr, j'aimerais bien lui les reprendre ces 20 minutes là. Sur cette étape, je voudrais aussi faire le podium que je n'ai pas fait, ici, à Kinsale. Cela dit, on est un paquet à avoir cet objectif. Et quand j'ai fini de regarder devant moi, derrière, il y a un paquet de clients qui veulent aussi ma peau. Jérémie Beyou, Jeanne Grégoire, Gildas Morvan, Erwan Tabarly... Ça fait du beau monde et ce ne sont pas précisément des perdreaux de l'année. Ils vont attaquer de partout, je ne pourrai pas contrôler tout le monde, donc, je vais faire ma course. Bien naviguer, éviter les erreurs si possible et essayer de ménager mes forces pour la dernière ligne droite. Ce serait dommage de me mettre dans le rouge et de ne pas être lucide jusqu'à la fin. Même si le Raz Blanchard n'est plus aussi problématique que nous le redoutions, il va falloir rester prudent et vigilant ».
Au sprint jusqu'à Cherbourg
Les 435 milles jusqu'à l'arrivée finale devraient être vite avalés. Les premiers sont attendus jeudi matin, très tôt. Ce sera du près jusqu'au Fastnet situé à 45 milles de Kinsale, après le passage du ‘caillou', le vent adonnera, ils enverront alors le spi dans du vent assez fort, pour l'affaler probablement à l'arrivée. Les 80% de l'étape seront un véritable toboggan jusqu'à Cherbourg sur lequel il faudra barrer, régler sans cesse, tout en évitant la casse.
Un final haut en couleurs en quelque sorte, digne de La Solitaire toujours grande amatrice de scénarios exceptionnels.


