Les actualités
Partie de cache-cache antillais
Publiée le 10.05.2010

À la veille de l’arrivée à Saint-Barth, Crédit Mutuel de Bretagne n’est plus sur la carte ! Ce matin, Nicolas Troussel et Thomas Rouxel ont choisi de disparaître pour 24 heures des classements de cette Transat AG2R LA MONDIALE. L’occasion de tenter une dernière option ?
« Le mode furtif ? Nous l’utiliserons éventuellement à la fin ! » Interrogé hier, Thomas est resté discret quant à la stratégie de l’équipage au cours des dernières heures de course. « C’est un mode que l’on trouve intéressant pour semer le trouble s’il y a le choix d’une stratégie particulière. Si ? demain, il n’y a pas de petite ouverture qui nous permette d’attaquer, il n’y a pas de raisons pour qu’on l’utilise. » Pourtant, à 11 heures aujourd’hui, ils sont passés en mode furtif. Peut-on en déduire qu’ils ont une idée derrière la tête ?
Des idées, il faudra en avoir, tant les grains qui animent la route vers Saint-Barth sont nombreux et difficiles à négocier. « C’est bien, ça va vite, ça avance. Mais on sait aussi qu’il faut faire gaffe car on a eu jusqu’à 30 ou 35 nœuds. On est resté grand spi et grand-voile haute mais dans 35 nœuds, ça commençait à être chaud. Et puis, derrière les grains, il n’y a pas de vent », témoignait Thomas.
Sur l’eau, l’alizé a donc forci et les nuages se succèdent. Une situation délicate qu’il leur faut gérer au mieux pour revenir sur leurs plus proches concurrents, Cercle Vert et Savéol. « Il faudrait qu’il se passe quelque chose d’exceptionnel pour nous permettre de revenir sur eux. On espère, mais ça reste imprévisible ! », relativisait Thomas. C’est là toute l’utilité du mode furtif : s’effacer pour un temps pour tromper l’adversaire. Une tactique intéressante, que sept autres équipages ont adopté ce matin. Tel est pris qui croyaient prendre, les skippers de Crédit Mutuel de Bretagne sont bien cachés, mais ne savent pas non plus où se trouvent leurs petits camarades de jeu. Passé l’âge du cache-cache ?
À moins de 200 milles du port de Gustavia, Thomas avouait aussi son impatience. « Plus on approche de l’arrivée, plus je rêve de la climatisation, d’un hamburger avec une boisson bien fraîche et de plus de trois heures d’affilée de sommeil ! »
Patience, patience ! Les dernières 24 heures sont entamées et le salut est proche.
Furtif : le mode à la mode…
Publiée le 10.05.2010

Nicolas et Thomas, comme sept autres équipages de cette transat, ont choisi de disparaître des classements ce matin à partir de 11 heures et pour une durée de 24 heures. Le duo de Crédit Mutuel de Bretagne entend bien jouer toutes ses cartes dans ce final à suspense. Demain, lorsqu’ils réapparaîtront sur les écrans, on saura si le joker « furtif » que les deux compères ont gardé en mains jusqu’au bout était un atout maître. Et à bord de CMB, on ne fêtera peut-être pas que les 36 ans de Nicolas…
C’est la lutte finale…
Publiée le 09.05.2010

Ne rien lâcher. Tel est le mot d’ordre à bord de Crédit Mutuel de Bretagne pour cette fin de transat palpitante. Vendredi, pour la deuxième fois depuis le départ de Concarneau, Nicolas et Thomas ont été le duo le plus rapide la flotte, avec 205,4 milles parcourus en 24 heures.
Si les écarts avec la tête de course semblent se stabiliser, les deux compères n’ont pas abandonné l’espoir de monter sur le podium. Si la moindre opportunité se présente à l’approche de Saint-Barthélémy, nul doute qu’ils sauront saisir leur chance.
Tout vient à point à qui sait attendre !
Publiée le 06.05.2010

Il y a quatre jours, ils étaient 14e. Nicolas Troussel et Thomas Rouxel pointent aujourd'hui à la cinquième place de la Transat AG2R LA MONDIALE ! Une remontée efficace pour Crédit Mutuel de Bretagne.
Alizé modéré, baisses de vent passagères et coups de vent à 25 nœuds, s’il n’y avait ces longues heures à rôtir sous le soleil des tropiques, les conditions seraient quasiment idéales pour le Figaro Crédit Mutuel de Bretagne. Nicolas et Thomas en profitent pour glisser sous spi à 9,5 nœuds de moyenne et grignoter l'avance du petit groupe de tête. Et ça marche, puisqu'ils ont pris ce matin la cinquième place du classement !
"Nous sommes très Sud et il va quand même falloir remonter," confiait Thomas hier. "Le bord tribord va être très long. Sur les cinq ou six jours à venir, on aura 80 à 90% de tribord !" Mais ce n'est pas parce que ce bord risque de durer qu'il n'y aura pas de coups à jouer. À moins de 1000 milles de l'arrivée, l'équipage s'accroche pour tenir la cadence. De nombreuses zones de grain sont prévues autour de l'arc antillais. Des grains, des nuages, des bulles sans vent et des rafales, voilà l'occasion pour nos deux figaristes de tenter des options ! Tactique oblige, Thomas reste évasif : "Nous ferons éventuellement quelques petits empannages si le vent prend trop de droite." Sans oublier que Nicolas et Thomas ont encore la possibilité d'utiliser leur mode furtif, qui permet de disparaître des classements pendant 24 heures et de se faufiler où bon leur semble, sans alerter la curiosité des concurrents.
Quant aux leaders, ils ne sont pas si loin ! 40 petits milles, seulement, séparent Crédit Mutuel de Bretagne du quatrième bateau, Cercle Vert. Les trois premiers ont, quant à eux, repiqué une tête vers le Sud (au pointage de 15h). La preuve est faite que la fin de la partie ne se jouera pas sur une autoroute. Derrière, c'est Generali qui talonne l'équipage depuis plusieurs jours. Et le skipper Nicolas Lunven de s'amuser de ce duel hauturier. "On joue avec Crédit Mutuel de Bretagne depuis le Cap Finisterre, avec des petits écarts qui se font et se défont, mais on n’est jamais très loin." Un jeu de chat et de souris qui montre bien que malgré la fatigue et la chaleur accablante, les coureurs sont toujours au taquet, plus motivés que jamais!
Le cinquième élément…
Publiée le 06.05.2010

On le sentait venir depuis quelques jours. C’est désormais chose faite. Nicolas et Thomas se sont emparés ce matin de la cinquième place du classement général. Depuis le départ, le duo de Crédit Mutuel de Bretagne ne ménage pas ses efforts et tente d’exploiter au mieux toutes les opportunités météorologiques. « On espère toujours pouvoir revenir sur le quatuor de tête, souligne Nicolas. Mais pour l’instant, le système météo ne le permet pas. Je pense qu’il y aura encore des petits coups à jouer d’ici l’arrivée. On va s’appliquer à ne pas les rater. Jusqu’au bout on y croira. Et tant que la ligne n’est pas franchie… »
Avec des compétiteurs comme Thomas et Nicolas, la messe est loin d’être dite. D’autant que les deux compères n’ont pas encore fait usage du mode « furtif » !
« La chaleur, c’est l’enfer ! »
Publiée le 05.05.2010

« Ca va bien à bord de Crédit Mutuel de Bretagne ! Il y a du vent et on revient tranquillement au classement, » dit Thomas, jovial. Seul problème : « Il fait un peu trop chaud ! » Nicolas et lui sont 7e au classement de 15 heures aujourd’hui et signent là une jolie remontée. Les deux marins glissent sous spi vers le Sud de l’arc antillais à une vitesse moyenne de 9,3 nœuds. Thomas : « Nous sommes très Sud et il va falloir remonter. Le bord tribord va être très long, on fera quelques empannages si le vent prend de la droite. On arrivera très Sud sur Saint Barth et il y aura quelques îles à négocier sur la route. »
Les objectifs de l’équipage dans les cinq ou six jours qui les séparent encore de l’arrivée ? « Nous avons pas mal d’écart par rapport à Generali, alors nous essayons d’abord d’aller le plus vite possible et de tirer les bons bords. »
Tirer les bons bords, Nicolas et Thomas savent faire… Mais la chaleur ne leur facilite pas la tâche ! « C’est l’enfer jusqu’à 16 ou 17 heures locales. Ensuite, le soleil est caché par les voiles et on peut se mettre à l’ombre. On est très bien la nuit, toujours en short et t-shirt. Mais dès que le soleil est haut, c’est vraiment difficile. » Alors rendez-vous en début de semaine prochaine pour une piña colada bien fraîche sur le port de Gustavia !
Ca va ‘jiber’, sous le soleil des tropiques !
Publiée le 03.05.2010

Pourquoi, quand et comment ?
« Revenir petit à petit »
Publiée le 01.05.2010

Depuis le passage de la porte des Canaries, l’équipage de Crédit Mutuel de Bretagne emprunte une route plus sud que celles de ses adversaires. Objectif : avoir un peu plus de vent et donc avancer un peu plus vite, tout en veillant à ne pas trop rallonger le parcours.
« Le passage d’un front froid plus au nord affaiblit l’alizé, explique Nicolas. Nous avons choisi d’être assez sud pour garder un minimum de vent. On cherche le bon endroit où passer… On va avoir quelques empannages à gérer ».
Confiants dans leur option, les deux marins espèrent en toucher les dividendes dans les prochains jours « et revenir sur le groupe de tête petit à petit ».
A bord de Crédit Mutuel de Bretagne, l’annonce des différents classements quotidiens est particulièrement attendue. Nicolas et Thomas ont d’ailleurs calé leurs horaires de quart sur ce rythme. « Cela permet à l’équipier qui se réveille de faire un peu d’ordinateur en mangeant quelque chose avant de venir sur le pont annoncer la position et prendre son tour de barre ».
Plongeon vers le Sud
Publiée le 29.04.2010

Et une nouvelle option audacieuse pour l'équipage de Crédit Mutuel de Bretagne ! Partis au Sud de la flotte de cette Transat AG2R LA MONDIALE, Nicolas Troussel et Thomas Rouxel comptent y trouver, à terme, des alizés plus soutenus pour accélérer et revenir sur le groupe de tête.
293,8 milles en 24 heures !
Publiée le 26.04.2010

Quand Nicolas Troussel et Thomas Rouxel passent la vitesse supérieure, ils ne font pas semblant. Avec 293,8 milles parcourus ces dernières 24 heures, Crédit Mutuel de Bretagne décroche le trophée de la performance du jour AG2R LA MONDIALE. Une performance qui est, à priori, la meilleure jamais réalisée en Figaro.


